« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. » Voilà, frères et sœurs, la très belle parole que Jésus nous adresse aujourd’hui. Le Seigneur ne nous dit pas que nous n’avons pas de fardeaux, parfois très lourds, à porter.
Tous saints ! Quelle bonne nouvelle ! Bon, attention quand même : « tous saints » ne veut pas dire « tous parfaits » ! La sainteté n’est pas un état, mais un chemin, une invitation, un appel. Dieu seul est saint en plénitude, mais lorsque nous le prions, le célébrons, lorsque nous nous rapprochons de lui, nous avançons sur la route de la sainteté…
« Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Etonnante question de Jésus à l’aveugle Bartimée… Le Seigneur sait très bien que cet homme désire plus que tout retrouver la vue. Mais Jésus l’invite à aller plus loin, à réfléchir à ses besoins les plus profonds, au-delà de ses soucis physiques.
« Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ! » Etre serviteur, pour grandir et porter du fruit, comme Jésus, à la suite de Jésus ! Mais qu’est-ce que cela veut dire, « être serviteur » ? J’ai posé la question à nos anciens, vendredi, lors de la messe à la maison de retraite de Piquepierre…
Sagesse, Parole de Dieu, détachement : voici, frères et sœurs, les trois thèmes que les textes de ce jour nous proposent pour ce dimanche.
La sagesse est un don de l’Esprit-Saint. Elle nous permet de prendre du recul, de faire des choix, de prendre les meilleures décisions.
Frères et sœurs, c’est donc le couple qui est au cœur de la Parole de Dieu en ce dimanche. Nous sommes donc invités à prier pour tous les couples : ceux qui sont heureux et épanouis, ceux qui rencontrent des difficultés ou vivent des moments de tension, ceux qui passent par une période de reconstruction, et tous les jeunes de notre paroisse qui se préparent joyeusement au mariage.
Frères et sœurs, les textes que nous venons d’entendre sont complexes et nous invitent à la réflexion. Dans la première lecture, Moïse nous appelle à ne pas être jaloux des autres, mais au contraire à apprécier leurs talents, leurs capacités, leurs charismes. En effet, nous ne sommes pas les propriétaires de la Bonne Nouvelle !
Ils sont « gonflés », ces disciples ! Alors que Jésus leur annonce qu’il va se faire tout petit au moment de sa passion et de sa mort sur la croix, voilà qu’ils se disputent pour savoir lequel d’entre eux est le plus grand… Etonnant paradoxe entre l’humilité, l’abaissement du Fils de Dieu et cet orgueil qui nous envahit parfois.
Dans l’Evangile de ce jour, Jésus demande à ses disciples : « au dire des gens, qui suis-je ? » Nous serions peut-être étonnés, si nous posions autour de nous la question de savoir qui est Jésus, des réponses que nous obtiendrions… Mais voilà que Jésus va un peu plus loin : « pour vous, qui suis-je ? »
« Effata » ! Voilà ce que dit Jésus, dans l’Evangile de ce dimanche, en s’adressant à un homme souffrant de surdité et parlant avec difficulté… « Effata » ! Jésus ne dit pas à cet homme : « que tes oreilles s’ouvrent ! » Il ne dit pas non plus : « que ta langue se délie ! »

