Les Homélies du père Alain-Noël
Que sont devenus les Apôtres et les premières communautés chrétiennes après l’Ascension, le retour de Jésus vers son Père ? Le livre des Actes des Apôtres, dans la première lecture de ce jour, nous donne de précieuses informations ! Nous constatons que les Apôtres restent soudés, qu’ils se retrouvent régulièrement à la chambre haute de Jérusalem, leur QG !
Voilà, frères et sœurs, que Jésus s’élève vers le ciel ! C’est ce dont témoigne saint Luc dans la première lecture. Mais dans l’Evangile selon saint Matthieu, Jésus promet à ses disciples qu’il demeurera avec eux tous les jours, jusqu’à la fin du monde… S’élever et demeurer : voilà les deux mots clés de cette fête de l’Ascension. Deux mots que nous pouvons faire nôtres, tant il est important de nous « élever » dans la prière, afin de nous rapprocher de Dieu, tout en « demeurant » proches les uns des autres.
Frères et sœurs, à quelques jours de fêter l’Ascension et de commencer, en lien avec tout le diocèse, la retraite qui nous conduira jusqu’à la Pentecôte, voici que Jésus nous promet sa présence éternelle et le don de l’Esprit-Saint ! Le Christ prie et intercède pour nous, afin que Dieu, son Père et notre Père, nous comble de son amour. L’Esprit-Saint que nous sommes appelés à accueillir est présenté comme un Défenseur : celui qui peut nous aider à tourner le dos au mal et choisir les chemins de la confiance, de la paix, du partage et du pardon. Le Saint-Esprit nous « défend » contre toute forme de violence, de doute, de rancune. Il nous aide à réveiller dans nos cœurs ce qu’il y a de meilleur…
« Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie ! », affirme Jésus à Thomas et à chacun de nous. Les deux premiers mots semblent contradictoires : comment Jésus peut-il être à la fois chemin et vérité ? Le chemin suppose une liberté, un processus, alors que le mot « vérité » semble plutôt dire qu’il n’existerait qu’une seule voie, une seule adhésion possible… C’est peut-être le troisième mot, le mot « vie », qui réconcilie le chemin et la vérité : car le Christ ressuscité se propose comme le vivant, celui qui vivifie nos existences, qui leur donne un sens ultime. Le Christ « vérité » nous accompagne sur nos chemins humains, pour nous conduire vers la vie !
Frères et sœurs, voici que Jésus, dans l’Evangile de ce dimanche, se compare à un bon berger. Cette image que le Seigneur utilise est accessible à ses disciples, aux foules qui le suivent et l’écoutent. Elle les rejoint dans leurs pratiques et expériences quotidiennes.
Frères et sœurs, la vitalité des premières communautés chrétiennes, le courage des apôtres, notamment de Pierre, et en ce week-end la foi de Léane, Anaïs et Simon, qui vont communier pour la première fois, sont de jolis signes de la présence du Christ ressuscité !
Frères et sœurs, le premier dimanche après Pâques, l’Eglise nous propose de fêter la « divine miséricorde ». Mais de quoi s’agit-il ? L’Evangile de ce jour, que nous venons d’entendre, nous apporte une réponse. Le doute de Thomas, après les paroles réconfortantes et stimulantes de Jésus, se transforme en foi : une foi forte et confiante, une foi solide et ferme, malgré les inévitables questions, remises en cause, et défis qui peuvent l’accompagner…
Alléluia ! Enfin !
Frères et sœurs, il est, dans notre vie chrétienne, deux nuits particulièrement belles et essentielles : la nuit de Noël, au cours de laquelle nous fêtons la naissance de Jésus-Christ, le Fils de Dieu, venu dans le monde épouser notre humanité. Et la nuit de Pâques, qui nous fait célébrer la résurrection du Seigneur, pour conforter notre foi et notre espérance.

