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Homélie pour Pâques 2026

Alléluia ! Enfin !
Frères et sœurs, il est, dans notre vie chrétienne, deux nuits particulièrement belles et essentielles : la nuit de Noël, au cours de laquelle nous fêtons la naissance de Jésus-Christ, le Fils de Dieu, venu dans le monde épouser notre humanité. Et la nuit de Pâques, qui nous fait célébrer la résurrection du Seigneur, pour conforter notre foi et notre espérance.
Le temps du carême et la semaine sainte que nous avons vécus nous ont fait reprendre conscience de l’immense amour dont Dieu nous comble, fidèlement, à chaque instant.
Il y a plus de deux mille ans, des femmes et des hommes, apôtres, disciples ou inconnus, ont eu l’immense bonheur de voir Jésus ressuscité. Certains ont pu le toucher, manger avec lui, lui parler. Ce n’est pas notre cas, puisque nous n’avons pas eu cette chance… Quoique ! En y réfléchissant un peu, ne sommes-nous pas appelés à reconnaître la présence, encore aujourd’hui, du ressuscité ?
Nous pouvons faire cette expérience dans notre prière personnelle, en méditant la Parole de Dieu, mais aussi lorsque nous célébrons ensemble l’eucharistie. Nous pouvons rencontrer Jésus vivant dans le visage de nos frères et sœurs, à commencer par les plus fragiles. Nous pouvons ressentir la présence du Christ ressuscité dans toutes nos petites « résurrections » quotidiennes : celles du pardon, du courage, de la paix, du partage.
Il n’est pas toujours facile d’opérer ces « Pâques », ces passages vers la confiance et la sérénité, dans un monde souvent violent et anxiogène. Pourtant, aujourd’hui, nous sommes appelés à être des témoins audacieux et authentiques de cette incroyable Bonne Nouvelle : le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! Cette douce et forte certitude nous rassure, nous console, nous fortifie, et nous envoie au grand large annoncer l’amour de Dieu en paroles et en actes…
Alors, plus que jamais frères et sœurs, ces prochains jours, ayons des visages de ressuscités ! Même si les aléas de la vie nous bousculent et parfois nous blessent, gardons le cap de la foi, de l’espérance et de la charité ; Car si Jésus est vraiment vivant dans nos cœurs, cela doit se voir, se respirer, s’offrir sans réserve… Amen, et surtout : Alléluia !