Les Homélies du père Alain-Noël
Frères et sœurs, la fête de la sainte famille, quelques jours après les merveilleuses célébrations de Noël, nous invite à nous inspirer de quelques belles vertus. En regardant comment Marie, Joseph et Jésus ont vécu, nous pourrons à notre tour cheminer et tendre à devenir des « saintes familles » ! Quel beau défi pour l’année 2025, que ce soit pour nos familles biologiques ou notre famille paroissiale…
Frères et sœurs, il est deux nuits, dans notre année liturgique et notre vie chrétienne, qui sont particulièrement belles : la nuit de Pâques et la nuit de Noël… La nuit de Pâques signifie, avec la résurrection de Jésus, le passage de la mort à la vie, du découragement à l’espérance, du doute à la foi. Mais cela n’aurait pas été possible sans la nuit de Noël ! Car cette nuit là, celle qui nous réunit ce soir, manifeste que Dieu a voulu nous rejoindre dans notre humanité, pour épouser notre vie de jeunes, de femmes et d’hommes. C’est ce que nous appelons l’incarnation, et qui se présente sous le visage d’un Nouveau-né, d’un nourrisson, appelé Jésus.
Déjà le quatrième dimanche de l’Avent ! Et bientôt, nous célèbrerons dans la joie la fête de Noël ! Les textes de ce jour nous y préparent, avec notamment le prophète Michée et l’évangéliste Luc. Il nous reste encore un peu de temps pour préparer nos cœurs : dans la prière, l’attention aux autres, une démarche de réconciliation, un geste de solidarité et de partage.
Un dimanche pour la joie ! Que cela fait du bien, en cette période troublée dans notre pays ou dans le monde… Ce dimanche s’appelle « Gaudete », ce qui signifie : « réjouis toi ». Mais qu’est-ce qui pourrait nous donner des raisons d’être heureux ? Comment le message de l’Evangile, et notre foi en Jésus-Christ peuvent nous guider sur le chemin de la vraie joie ? Ecoutons ce que nous disent les textes de ce jour…
« Préparer les chemins du Seigneur. Rendre droits ses sentiers. Combler les ravins, abaisser les montagnes et les collines… » Voici ce à quoi nous appellent le prophète Isaïe et le prophète Baruc dans les textes de ce deuxième dimanche de l’Avent. Mais comment y parvenir ? Comment préparer nos cœurs à la venue de Jésus, non pas seulement à Noël mais chaque jour ?
Entrée dans l’Avent
« Restez éveillés et priez en tout temps. Redressez-vous et relevez la tête ! » Facile à dire ! Lorsque l’on entend ce que Jésus annonce dans cette page d’Evangile, lorsque nous voyons ce qui se passe au quotidien dans notre monde, nous avons du mal à garder cette confiance et ce courage. Et pourtant, ces appels du Seigneur peuvent être de bons repères pour commencer le temps de l’Avent.
« Ma royauté n’est pas de ce monde », dit Jésus à Pilate. Et cela nous rassure ! Car si le Christ est roi, nous ne pouvons pas comprendre cette expression à la manière humaine. La royauté de Jésus est une royauté d’amour, d’humilité, de service. Sa naissance dans l’étable de Bethléem, son exil en Egypte, sa Passion et sa mort sur la croix en témoignent ;mais aussi, lors des tentations au désert, sa volonté assumée de lutter contre les pièges du pouvoir, de l’orgueil, de la domination.
Frères et sœurs, en ce dimanche, nous sommes invités tout particulièrement à prier et à agir pour les pauvres. Mais de quelles pauvretés parlons-nous ? De précarité financière, bien sûr, avec les fins de mois difficiles, l’absence de logement décent, le chômage…

