Les Homélies du père Alain-Noël
Frères et sœurs, il est beaucoup question de prénoms et de noms dans les textes de ce dimanche : le prénom de Samuel, appelé par le Seigneur pour se mettre à son service ; le prénom du prêtre Eli, qui va aider Samuel à comprendre que Dieu l’appelle ; le prénom de Jean-Baptiste, dans l’Evangile, celui de Simon, qui deviendra Pierre ; mais aussi Jean et André…
Frères et sœurs, après Noël, après la fête de la sainte famille, voici donc que nous célébrons aujourd’hui l’Epiphanie. Comment traduire ce mot qui vient du Grec ? Littéralement « briller, éclairer autour ». En français, le mot « Epiphanie » pourrait donc signifier : « manifestation, révélation »…
Ah, la famille… Tout un poème ! Il y a tant à partager, à construire, à faire grandir… Les parents et grands-parents, les enfants et petits enfants, voire les arrières ! Il y a tant de bonheur, de réussites, de complicité… Et parfois, pourtant, il y a aussi des séparations, des brouilles, des éloignements, des changements de cap.
Le voilà donc, le plus beau des cadeaux pour ce Noël : le rappel que Dieu se fait homme en Jésus-Christ, qu’il nous rejoint dans notre humanité, comme pour nous dire qu’il sera toujours à nos côtés. Et tous les cadeaux que nous allons nous offrir, ce soir ou demain, seront les signes de cette joie immense, une joie à partager sans modération !
Nous y voilà ! Plus que 24 heures avant de fêter, de célébrer la Nativité du Seigneur ! Alors, interrogeons-nous : comment bien utiliser, bien vivre ces 24 heures qui nous séparent de Noël ?
Nous voici déjà au troisième dimanche de l’Avent ! Nous nous rapprochons rapidement de la belle fête de Noël, et nos cœurs sont invités, en ce jour, à la JOIE ! Joie d’une attente active, joie de la confiance, joie de la foi et de l’amour qui se partagent.
Frères et sœurs, nous voilà partis, personnellement et ensemble, pour un nouveau temps de l’Avent ! Cette période, qui pour les chrétiens constitue le début de l’année liturgique, est propice à un sursaut de confiance et d’espérance.
En ce dimanche où nous fêtons le Christ Roi de l’univers, nous comprenons que Jésus remet les choses à leur place. Il évite soigneusement la confusion entre une royauté de pouvoir, de puissance qu’il refusera toujours, et la royauté d’amour et de service qu’il incarnera durant toute sa vie.

