« A vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ. » Cette bénédiction que l’apôtre Paul adresse aux Corinthiens est tout à fait d’actualité, en ce début de semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Prier pour l’unité, c’est confier au Seigneur nos frères réformés et orthodoxes, qui partagent l’essentiel de la foi avec nous. C’est aussi accueillir les différences de sensibilités et de traditions, non pas comme des obstacles insurmontables mais comme des richesses à découvrir. Le concile Vatican II déjà, en insistant sur la liberté religieuse, nous avait aidés à comprendre l’importance des mains tendues, de l’écoute, de la bienveillance.
Des enfants qui demandent le baptême… D’autres qui reçoivent la Parole de Dieu pour s’en nourrir tout au long de leur vie… Le groupe scout qui nous propose d’accueillir la lumière de Bethléem, de prier et d’agir pour la paix… Et la très belle fête du baptême de Jésus dans les eaux du Jourdain… Que de beaux évènements pour nos célébrations dominicales, en ce début d’année civile !
Après les bergers, les Mages… Après les personnes humbles, pauvres, religieuses, voici des puissants, savants, chercheurs de sens et peut-être de Dieu ! Comme quoi tout le monde est invité à reconnaître en Jésus le Christ, le Fils de Dieu !
Nous aussi, aujourd’hui, nous sommes venus dans cette église avec nos pauvretés et nos richesses. Nos peurs et nos confiances. Nos limites et nos qualités. Nos doutes et notre foi. A l’image des bergers de Bethléem qui venaient à l’étable, simplement, avec toute leur surprise et leur confiance. A l’image des Mages venus d’Orient, apportant avec eux de l’or, de l’encens et de la myrrhe : l’or, signe de la puissance d’amour du Seigneur ; l’encens, signe de la prière et du don de soi ; la myrrhe, annonce de la mort et de la résurrection du Christ !
En ce début d’année 2026, nous sommes porteurs d’émotions contradictoires : des chagrins, des inquiétudes, des soucis. Mais aussi des projets, des espérances, des désirs !
Frères et sœurs, après les très belles célébrations de Noël, voici que le calendrier liturgique nous propose, en ce dimanche, de fêter la sainte famille de Marie, Joseph et Jésus. Il est un mot qui nous vient au cœur lorsque nous pensons à cette famille : le « oui » ! Le « oui » de Marie au projet d’amour que Dieu lui propose ; le « oui » de Joseph à la confiance en son épouse ; le « oui » de Jésus pour accomplir sa mission, jusqu’à sa Passion et sa résurrection…
Nous y voilà, frères et sœurs ! Ce Noël vient nous rejoindre, nous affermir, nous stimuler… Jésus, le Christ, le Fils de Dieu, consent à épouser notre humanité. Il le fait aujourd’hui, et c’est ce que nous célébrons. Mais en vérité, il le fait chaque jour. Lorsque nous communions, c’est lui que nous accueillons. Lorsque nous tendons la main à quelqu’un, c’est aussi lui que nous rencontrons. Lorsque nous nous réconcilions, c’est aussi son pardon que nous recevons.
Frères et sœurs, ce quatrième dimanche de l’Avent est porteur d’une merveilleuse promesse, qui nous permet déjà d’entrer dans le Mystère de la fête de Noël. Le prophète Isaïe, l’apôtre Paul ou l’évangéliste Matthieu dévoilent, chacun à leur manière, le contenu de cette promesse, la venue du Messie, le Fils de Dieu, dans notre monde. Jésus « Dieu sauve », Emmanuel « Dieu avec nous » : ces deux noms donnés au Christ sont un véritable programme d’amour ! Car, nous le croyons, Dieu est avec nous chaque jour. Et cette présence fidèle peut nous sauver, c’est-à-dire nous délivrer des angoisses, des fragilités, des doutes qui parfois nous assaillent.
« Dieu vient lui-même, et vient nous sauver ! » Voilà ce que nous nous préparons à célébrer lors de la fête de Noël, et voilà ce qu’annonçait déjà le prophète Isaïe. Et il ajoute : « fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux qui fléchissent, dites aux gens qui s’affolent : soyez forts, ne craignez pas, voici votre Dieu ! »
En écho à cette première lecture, le psaume de ce jour nous rappelle tout ce que le Seigneur peut faire pour nous : ouvrir nos yeux, réveiller nos cœurs, nourrir nos existences, consolider notre courage, affermir notre espérance. Et nous appeler à être vigilants, afin de soulager toutes les précarités, les fragilités, les exclusions. Quel beau défi pour ce temps de l’Avent !
« Communier … » Quel joli mot, quelle belle réalité ! Etre en communion avec soi-même, avec les autres, avec la nature, et bien sûr avec Dieu : voilà ce qui s’offre à nous chaque jour, et plus particulièrement durant ce temps de l’Avent.
Aujourd’hui, onze d’entre nous, jeunes ou adultes, vont communier pour la première fois. Ils ou elles vont accueillir, avec joie et confiance, la présence du Christ ressuscité qui se donne dans l’eucharistie. Après votre baptême, et le sacrement de réconciliation que vous avez reçu cette semaine, voici le temps d’une nouvelle nourriture. A travers les rencontres que j’ai pu vivre avec chacune et chacun d’entre vous, j’ai ressenti une foi et une espérance immenses.
Premier dimanche de l’Avent… Déjà ! La Toussaint, c’était hier. Et Noël, c’est demain. Entre les baptêmes de nos ados, la semaine dernière, et la première de leur communion, dimanche prochain, voici que la Parole du Seigneur nous interpelle : « sortons de notre sommeil, revêtons-nous des armes de la lumière », comme nous le propose l’apôtre Paul. Et Jésus d’ajouter : « tenez-vous donc prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »
Frères et sœurs, chaque année, lorsque nous célébrons la fête du Christ-Roi, le dernier dimanche avant le temps de l’Avent et notre marche vers Noël, nous sommes un peu surpris par la juxtaposition de ces deux mots : Christ, et Roi. Car tout au long de sa vie, Jésus s’est davantage présenté comme un serviteur que comme un roi ! D’ailleurs, il l’affirme avec force : « le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir. » Ou encore : « ma royauté n’est pas de ce monde. »

