Frères et sœurs, ce quatrième dimanche de l’Avent est porteur d’une merveilleuse promesse, qui nous permet déjà d’entrer dans le Mystère de la fête de Noël. Le prophète Isaïe, l’apôtre Paul ou l’évangéliste Matthieu dévoilent, chacun à leur manière, le contenu de cette promesse, la venue du Messie, le Fils de Dieu, dans notre monde. Jésus « Dieu sauve », Emmanuel « Dieu avec nous » : ces deux noms donnés au Christ sont un véritable programme d’amour ! Car, nous le croyons, Dieu est avec nous chaque jour. Et cette présence fidèle peut nous sauver, c’est-à-dire nous délivrer des angoisses, des fragilités, des doutes qui parfois nous assaillent.
« Dieu vient lui-même, et vient nous sauver ! » Voilà ce que nous nous préparons à célébrer lors de la fête de Noël, et voilà ce qu’annonçait déjà le prophète Isaïe. Et il ajoute : « fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux qui fléchissent, dites aux gens qui s’affolent : soyez forts, ne craignez pas, voici votre Dieu ! »
En écho à cette première lecture, le psaume de ce jour nous rappelle tout ce que le Seigneur peut faire pour nous : ouvrir nos yeux, réveiller nos cœurs, nourrir nos existences, consolider notre courage, affermir notre espérance. Et nous appeler à être vigilants, afin de soulager toutes les précarités, les fragilités, les exclusions. Quel beau défi pour ce temps de l’Avent !
« Communier … » Quel joli mot, quelle belle réalité ! Etre en communion avec soi-même, avec les autres, avec la nature, et bien sûr avec Dieu : voilà ce qui s’offre à nous chaque jour, et plus particulièrement durant ce temps de l’Avent.
Aujourd’hui, onze d’entre nous, jeunes ou adultes, vont communier pour la première fois. Ils ou elles vont accueillir, avec joie et confiance, la présence du Christ ressuscité qui se donne dans l’eucharistie. Après votre baptême, et le sacrement de réconciliation que vous avez reçu cette semaine, voici le temps d’une nouvelle nourriture. A travers les rencontres que j’ai pu vivre avec chacune et chacun d’entre vous, j’ai ressenti une foi et une espérance immenses.
Premier dimanche de l’Avent… Déjà ! La Toussaint, c’était hier. Et Noël, c’est demain. Entre les baptêmes de nos ados, la semaine dernière, et la première de leur communion, dimanche prochain, voici que la Parole du Seigneur nous interpelle : « sortons de notre sommeil, revêtons-nous des armes de la lumière », comme nous le propose l’apôtre Paul. Et Jésus d’ajouter : « tenez-vous donc prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »
Frères et sœurs, chaque année, lorsque nous célébrons la fête du Christ-Roi, le dernier dimanche avant le temps de l’Avent et notre marche vers Noël, nous sommes un peu surpris par la juxtaposition de ces deux mots : Christ, et Roi. Car tout au long de sa vie, Jésus s’est davantage présenté comme un serviteur que comme un roi ! D’ailleurs, il l’affirme avec force : « le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir. » Ou encore : « ma royauté n’est pas de ce monde. »
Frères et soeurs, nous célébrons en ce dimanche, avec le secours catholique, la journée mondiale des pauvres. Nous comprenons bien que cette journée n’est pas une parenthèse, une exception dans notre année ; au contraire, elle a pour but de nous rappeler l’importance, l’urgence de toutes formes de solidarité, d’attention, de compassion, d’action. Dans l’Evangile de ce jour, Jésus nous rappelle que le règne de Dieu est au milieu de nous. C’est donc ici et maintenant que nous sommes invités à le reconnaître, et donc à demeurer veilleurs dans la prière et le partage…
Avance au large ! Voilà donc le thème que nous avons retenu pour notre fête paroissiale de la Saint Martin. Cela nous renvoie au passage de l’Evangile dans lequel Jésus propose à Simon-Pierre de jeter les filets au grand large, après qu’il a passé toute la nuit sans rien prendre… Avec le Christ, nous savons que nous pouvons porter du fruit, être féconds, même lorsque les aléas de la vie nous inquiètent ou freinent nos élans.
Frères et sœurs, après la belle messe de Toussaint que nous avons vécue hier matin, voici que l’Eglise nous propose, aujourd’hui, de prier en communion avec tous nos défunts. Il y a un lien très fort entre ces deux célébrations ! Car fêter tous les saints, c’est croire qu’ils intercèdent pour nous, qu’ils nous soutiennent à chaque instant de nos vies, particulièrement lorsque nous sommes fragiles, inquiets,
« Heureux sommes-nous ! » Voilà, frères et sœurs, ce que Jésus nous annonce et nous souhaite, en cette fête de tous les saints. Nous sommes appelés au bonheur : heureux de vivre, d’aimer et d’être aimés, heureux de croire et d’espérer ! Ce bonheur, cette sainteté auxquels Jésus nous appelle sont des chemins magnifiques et exigeants. Magnifiques car ils nous entraînent dans une aventure de confiance, de foi, d’amour. Mais exigeants car, nous l’avons entendu dans le texte des Béatitudes, ils nous proposent des vertus essentielles : la douceur, la paix, le pardon, la justice, le courage, la pureté et la pauvreté de cœur…
Frères et sœurs, ne nous y trompons pas ! Ce ne sont pas les mérites du Pharisien, fort louables par ailleurs, que Jésus épingle dans cette page d’Evangile… Cet homme observe scrupuleusement la loi, il est généreux, il respecte ce qui lui est demandé. Son problème, c’est qu’il se compare aux autres, qu’il les méprise, qu’il se pense supérieur à eux. Le publicain, lui, pourtant collecteur d’impôts au profit de l’envahisseur romain, a une toute autre attitude : il se tient à distance, il n’ose même pas lever les yeux au ciel. Il se sait, se reconnaît petit, fragile, pécheur. Et il implore la miséricorde de Dieu !

