
Homélie du dimanche
7 juin 2026
Frères et sœurs, la fête du Saint-Sacrement nous rappelle que Jésus reste éternellement présent, et qu’il se donne en communion à chaque eucharistie ! Les jeunes qui communient pour la première fois ce dimanche ressentent cette réelle présence d’amour et de vie. Et le don que le Seigneur nous fait peut-être reçu sans limite, sans modération : à chacun de nous de le redécouvrir, même si nous communions déjà depuis longtemps !
Lorsque nous recevons le Corps du Christ, nous accueillons son amour, sa paix, sa joie ! Et nous devenons alors capables de nous mettre davantage en communion avec les autres. La communion au saint sacrement est donc une aventure personnelle et communautaire. Jésus nous l’a montré par toute sa vie, tant il était en union avec son Père mais aussi avec toutes les personnes qu’il rencontrait…
Le mot « chair », comme le mot « sang », peuvent nous étonner. Mais ce qu’ils expriment c’est que lorsque nous communions, nous recevons vraiment, véritablement la présence du Christ ressuscité. Le mot que Jésus utilise lors du dernier repas avec ses apôtres, et donc lorsqu’il institue l’eucharistie, n’est d’ailleurs pas le mot « chair » (sarx), mais le mot « corps » (sôma). Ce mot pourrait se traduire par « corps spirituel ». Jésus le dira ailleurs dans l’Evangile : « je suis le pain vivant descendu du ciel. » Mais en tout cas, nous sommes invités à croire en l’incroyable don que Jésus fait de lui-même, en se donnant en nourriture !
A chaque fois que nous communions, nous devenons les temples de l’Esprit-Saint. Cette douce et forte présence affermit notre foi et notre espérance. Mais elle nous appelle aussi à tout mettre en œuvre pour être davantage en communion avec les autres, dans le respect, la bienveillance et un vrai désir de partage et de pardon. C’est ce que nous appelons « l’amour » !
Frères et sœurs, ne nous privons pas de cet incroyable cadeau que Dieu nous fait… Participons à l’eucharistie le plus souvent possible… Pas comme une obligation mais comme une nécessité ; pas comme une habitude mais comme un dépaysement ; pas comme une routine mais comme un émerveillement.
« Si tu savais le don de Dieu », disait Jésus à la Samaritaine. Aujourd’hui, le Seigneur prononce encore les mêmes mots, qui s’adressent à chacune et à chacun. Et n’oublions jamais que le Christ nous dit également : « vous ferez cela en mémoire de moi… » Quel appel, quelle exigence, mais surtout, quel bonheur ! Amen.

