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Homélie du dimanche
27 septembre 2026

Les textes de ce dimanche forment un miroir exigeant pour nos vies spirituelles et sociales. Le prophète Ézéchiel pose une vérité libératrice : le passé ne nous condamne pas. La vie spirituelle n’est pas un héritage figé, mais un choix permanent. Dans l’Évangile, Jésus prolonge cette intuition en confrontant les certitudes des chefs religieux avec la réalité des actes : le premier fils dit « non » mais finit par aller à la vigne, tandis que le second dit « oui » avec politesse, mais n’y va jamais.
En effet, les chefs religieux se croient irréprochables parce qu’ils disent oui à la Loi en apparence (comme le second fis). En leur demandant : lequel des deux a fait la volonté du père ? Jésus utilise la méthode pédagogique du piège de la conscience. Il les force à prononcer eux-mêmes leur propre jugement.
En répondant « le premier », ils admettent sans le vouloir que les publicains et prostituées qui ont d’abord dit non par leur vie mais se sont convertis à l’appel de Jean le Baptiste, sont ceux qui accomplissent réellement la volonté de Dieu.
Jésus ne cherche pas seulement à les condamner, mais à leur faire réaliser leur orgueil pour susciter chez les grands prêtres et les anciens du peuple un sursaut de conversion.
Nous comprenons que Dieu ne juge pas nos déclarations d’intention, nos étiquettes religieuses ou nos discours, mais la réalité de nos actes et l’obéissance du cœur.
Rien n’est donc figé. Un passé vertueux ne garantit rien si l’on s’endurcit aujourd’hui, et un passé d’erreurs n’enferme personne si l’on choisit de changer. Le salut se joue dans le oui quotidien.
Pour passer du oui superficiel à l’obéissance réelle, le modèle est le Christ qui s’est abaissé et fait serviteur : c’est l’humilité qui est le moteur de l’action. La vraie foi se traduit par le refus de l’orgueil et le souci concret des autres.
Jésus nous met en garde contre l’autosatisfaction. Il nous rappelle que la foi n’est pas un statut acquis, mais un choix permanent d’humilité et de conversion où les actes doivent valider les paroles.
Que cette eucharistie nous donne l’humilité du Christ pour reconnaître nos non passés, corriger nos trajectoires et travailler aujourd’hui à la vigne du Seigneur. Amen.