
Homélie du dimanche
16 août 2026
Frères et sœurs, hier samedi, pour le 15 août, nous fêtions et nous célébrions la foi de Marie. Et voici qu’aujourd’hui dans l’Evangile, Jésus s’émerveille de la foi d’une autre femme, une Cananéenne. Bien que partageant pas la foi Juive de l’époque, elle se tourne vers le Christ, insiste et l’appelle à l’aide pour obtenir la guérison de sa fille.
Dans un premier temps, Jésus et ses disciples ne se préoccupent pas de cette situation. Après tout, leur mission concerne prioritairement le peuple d’Israël. C’est de lui que Jésus vient, et c’est vers lui qu’il se sent envoyé. Mais la femme ne va pas se démonter : elle consent à ne ramasser que les miettes, sûre que cela suffira à soulager son enfant. Et Jésus va se laisser émouvoir et convaincre par cette foi et cette audace ! C’est comme si, après une courte éclipse, (c’est d’actualité), le Seigneur avait retrouvé la lumière de la compassion et de la tendresse…
Sommes-nous capables, nous aussi, de persévérer et d’insister dans la prière, même lorsque tout paraît perdu et désespéré ? Jésus nous parle souvent de la foi dans l’Evangile : « la foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez à cet arbre d’aller se jeter dans la mer, et il vous obéirait ! » Mais le Christ se pose aussi des questions : « le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »
C’est d’ailleurs ce que se demande l’apôtre Pierre dans la deuxième lecture de ce dimanche : « par suite de votre refus de croire, vous avez pourtant obtenu miséricorde. » Pierre sait combien nos cœurs sont parfois lents à croire, mais que rien n’est jamais perdu ; le pardon de Dieu est offert sans limite à celles et ceux qui ne s’enferment pas dans le doute, mais cherchent à retrouver les chemins de la confiance et de l’espérance !
Frères et sœurs, ces prochains jours, demandons-nous comment nous pouvons faire grandir, entretenir notre foi ; dans la prière, les célébrations, l’étude et la méditation de la Parole de Dieu, les partages, les temps forts auxquels nous participerons ; mais aussi en ayant le souci des autres, de la fraternité, des pardons offerts ou reçus.
Comme la femme cananéenne de l’Evangile, soyons fervents et confiants lorsque nous nous tournons vers Jésus. Ne nous décourageons pas, appuyons-nous sur les autres et sur l’amour de Dieu. Que la suite de notre été nous permette d’accueillir toutes les petites merveilles qui peuvent nous rendre heureux ! Amen.

