
Homélie du dimanche
12 juillet 2026
Pourquoi le Seigneur Jésus raconte cette parabole ?
Il est à mi-chemin de sa mission. Il a l’impression que sa parole tombe dans le désert, personne n’écoute. Dimanche dernier, Il exultait : Père, Seigneur du ciel et de la terre, Je proclame ta louange, ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Aujourd’hui, pour la même raison, il raconte cette parabole. Celle-ci se polarise sur le sort de la semence (Parole de Dieu) alors que l’explication ultérieure s’intéresse à la qualité des terrains. Nous serions présomptueux de penser pouvoir mieux faire que Jésus qui a lui-même expliquée cette Parabole. En écho de son commentaire, nous nous limitons à dire que nous sommes tous le terrain dans lequel tombe la semence offerte par Jésus, sa parole. Notre cœur représente tous ces différents sols et Jésus y décrit les conditions d’accueil de sa Parole. Alors demandons-nous à quel terrain appartenons nous ? Que chacun, avec sincérité, se regarde intérieurement pour répondre à cette question : est-ce que le sol de mon cœur ressemble au sol du bord du chemin ? Au sol pierreux, aux ronces ou à la bonne terre ?
Si nous nous reconnaissons dans l’une ou l’autre des catégories de personnes qui entendent la Parole de Dieu, et si nous ne sommes pas de la bonne terre, sachons que notre terre, c’est à dire notre cœur, bien amandée, peut changer et s’améliorer au cours de notre vie. Rien n’est définitivement clos. Nous pouvons passer du sol au bord du chemin, pierreux ou rempli des ronces à la bonne terre. Il suffit d’entendre la parole de Dieu, de l’accueillir et de produire au maximum. Chacun cultive son jardin intérieur de manière unique.
Pourquoi Jésus utilise-t-il des paraboles ? Les paraboles étaient un moyen facile de donner accès à des vérités ardues. Ce n’est pas une volonté expresse de sa part de rendre incompréhensible à la majorité des auditeurs de son temps le message de Dieu qu’il transmet et de ne le rendre compréhensible qu’à quelques disciples. Ce sont plutôt les gens (sages et savants, scribes et pharisiens) qui, par l’endurcissement de leurs cœurs, se sont rendus imperméables : ils prétendent tout savoir, ils écoutent la parole de Dieu, mais ne veulent accueillir que ce qui leur convient ; ce sont eux-mêmes qui se sont fermé les yeux et bouché les oreilles de leur cœur. Ouvrons notre cœur à l’appel de Jésus.

