
Homélie du dimanche 23 mars 2025
Frères et sœurs, lorsque Moïse, dans la première lecture, demande à Dieu qui il est, celui-ci répond : « Je suis ». Quelle étonnante réponse, quelle puissance d’amour dans ces deux petits mots ! Car le Seigneur se présente comme celui qui se tient dans le présent. Il n’est pas seulement le Dieu du passé et de l’avenir, il est le Dieu de l’aujourd’hui. Comme chacune et chacun de nous, les personnes qui demandent le sacrement des malades en ce dimanche, les jeunes qui se préparent au baptême et qui entendent l’appel décisif devinent et comprennent l’importance de cette présence du Seigneur, dans le concret, le quotidien de leur vie…
L’image du buisson en feu rappelle à Moïse et nous rappelle que la présence de Dieu éclaire, réchauffe. Elle ne nous consume pas, ne détruit rien en nous. Nous sommes invités à la confiance, même si tout n’est pas facile dans notre vie. Le Seigneur dit à Moïse : « j’ai vu la misère de mon peuple, je connais ses souffrances, je suis venu le délivrer. »
Et l’apôtre Paul affirme que Dieu peut nourrir nos cœurs, désaltérer nos âmes. Mais pas sans nous, sans notre consentement, notre adhésion ! Paul ajoure : « celui qui se croit solide, qu’il fasse attention à ne pas tomber… »
Jésus, dans l’Evangile, nous appelle à porter du fruit, à être patients avec nous-mêmes, comme Dieu l’est avec nous. Dieu ne nous envoie pas le mal, la souffrance, la maladie, le doute. Le changement de la traduction de la fin du « Notre Père » en est un signe : « ne nous laisse pas entrer en tentation », à la place de « ne nous soumets pas à la tentation ».
En cette année jubilaire de l’écoute et de l’espérance, cultivons avec constance la présence du Seigneur ! Soyons proches des personnes en souffrance, celles qui luttent et qui peinent. Réjouissons-nous avec les personnes qui sont heureuses, qui se relèvent, qui découvrent la foi en Jésus-Christ !
Que ce temps du carême ouvre nos esprits et nos cœurs à la prière, au partage, à tous ces petits efforts du quotidien qui peuvent colorier nos vies et celles des autres… Proclamons avec le psaume de ce jour : « bénis le Seigneur ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits ; le Seigneur est tendresse et pitié ! »
Que la force d’amour de Dieu soutienne les malades, guide les catéchumènes, et conforte dans la foi chacune et chacun de nous ! Amen.

