Skip to main content Scroll Top
Logo homélies

Homélie du dimanche
15 mars 2026

Après la rencontre de Jésus avec la Samaritaine, dont nous avons entendu le récit dimanche dernier, voici que le Seigneur croise la route d’un aveugle de naissance. Jésus sort du Temple, où il est sans doute allé prier, et fort de son cœur à cœur avec le Père, il va poser un nouveau geste fondateur. Cette fois-ci, l’homme qu’il rencontre souffre d’un lourd handicap. Jésus, qui se présente lui-même comme « la lumière du monde », va rendre la vue à l’aveugle. Mais il ne le fait pas sans demander la participation de cet homme. Avec sa salive, sans doute le signe de la force de sa parole, Jésus fait de la boue qu’il applique sur les yeux de l’aveugle. Mais comme il ne s’agit en aucun cas de magie, il va lui demander d’aller à la piscine pour se laver. Le Christ attend toujours une démarche de notre part, lorsque nous lui demandons de guérir nos blessures ! Et la confiance de l’aveugle est admirable : lui, le non-voyant, va se rendre où Jésus l’envoie. Il a cru, il a agi, et cette démarche lui permet de retrouver la vue.
A l’époque, les personnes porteuses de handicap ou de maladies étaient suspectées d’avoir péché, elles ou leurs familles. Jésus va clairement dénoncer cet état de fait, en s’affranchissant des « qu’en dira-t-on ». Les Pharisiens pensaient tout connaître, tout maîtriser. Le Christ leur rappelle qu’ils risquent, eux aussi, d’être « aveuglés » par leur suffisance, leur mépris, et les jugements qu’ils portent sur les autres.
L’apôtre Paul, dans la deuxième lecture, nous appelle à sortir des ténèbres pour devenir lumière dans le Seigneur. Cela nous invite à nous interroger : quels sont nos aveuglements ? Que refusons-nous de voir, en nous et autour de nous ? Quel regard portons-nous sur les autres ? Sommes-nous lumineux comme le Christ nous y appelle, lorsqu’il nous dit : « vous êtes la lumière du monde ? »
Dieu ne regarde pas l’apparence, mais le cœur : c’est ce que nous montre l’appel du jeune David par Samuel, dans la première lecture. Que ce temps de carême nous permette de quitter nos cécités, et de poser sur nos frères un regard de bienveillance, de confiance et de pardon. Alors, nous pourrons proclamer avec le psaume de ce jour : « « grâce et bonheur m’accompagnent, tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours ! Amen.