
Homélie du dimanche 14 décembre 2025
« Dieu vient lui-même, et vient nous sauver ! » Voilà ce que nous nous préparons à célébrer lors de la fête de Noël, et voilà ce qu’annonçait déjà le prophète Isaïe. Et il ajoute : « fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux qui fléchissent, dites aux gens qui s’affolent : soyez forts, ne craignez pas, voici votre Dieu ! »
En écho à cette première lecture, le psaume de ce jour nous rappelle tout ce que le Seigneur peut faire pour nous : ouvrir nos yeux, réveiller nos cœurs, nourrir nos existences, consolider notre courage, affermir notre espérance. Et nous appeler à être vigilants, afin de soulager toutes les précarités, les fragilités, les exclusions. Quel beau défi pour ce temps de l’Avent !
Jésus, dans l’Evangile, proclame que nous sommes grands ! Nous qui essayons au quotidien d’accueillir le Royaume des Cieux, et de mettre en pratique ce à quoi il nous appelle : la justice, le pardon, la fraternité, la compassion, la paix… Bref, le Royaume de l’amour ! Nous sommes « grands » parce ce que le Père, le Fils et le Saint-Esprit nous permettent de vivre cette croissance permanente.
Notre marche vers Noël est propice à ces petits ou grands efforts qui nous aident à davantage correspondre à ce que Dieu, à ce que les autres attendent de nous. Et ce troisième dimanche de l’Avent, que nous appelons « Gaudete, Réjouis-toi », nous appelle à entrer dans la merveilleuse joie de croire, d’espérer et d’aimer. La joie n’est pourtant pas facile à accueillir et transmettre tous les jours : Jésus le sait bien, lui qui nous a proposé le chemin de crête des Béatitudes, formidable appel au bonheur, mais qui suppose des choix, des exigences, des engagements…
Etre chrétien, c’est être joyeux ! Pas naïf ni crédule, car nous voyons bien ce qui, dans notre vie ou dans notre monde, ne correspond pas toujours à la volonté du Seigneur. Mais authentiquement joyeux quand même, parce que nous savons que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, nous a rejoints dans notre humanité pour nous tirer vers le haut !
Alors, ces prochains jours, frères et sœurs, soyons souriants. Soyons bienveillants, attentifs aux autres. Soyons confiants, intimement persuadés que la Bonne Nouvelle peut tout changer, éclairer, pacifier. Que notre prière de louange et d’intercession nourrisse et réchauffe tout ! Amen.

