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Homélie du dimanche

4 octobre 2020

Une vigne… Un propriétaire de cette vigne… Et des vignerons peu consciencieux et respectueux du travail qui leur est confié, ni de la confiance qui leur est accordée…

La parabole utilisée par Jésus s’adresse aux grands prêtres et aux anciens de son époque. De manière un peu rude mais très explicite, il veut leur faire comprendre que Dieu leur a confié une belle mission, et qu’ils doivent s’interroger sur la façon dont ils l’accomplissent.

Mais nous savons bien que le message de l’Evangile s’adresse encore à nous aujourd’hui : quelle est la mission qui nous est proposée ? Comment travailler à la vigne du Seigneur ? Je crois qu’il s’agit d’accueillir la Bonne Nouvelle et de la mettre en pratique. Dieu se réjouit lorsque nous sommes ses témoins, par nos paroles et par nos actes. Lorsque nous ne sommes pas cohérents entre ce que nous croyons et ce que nous vivons, il nous rappelle l’importance de nous remettre en question !

Cependant, n’agissons pas par peur d’une sanction ou d’une condamnation ! Etre chrétien suppose, il est vrai, des engagements et des choix, une constance et un courage. Mais il s’agit d’abord d’une relation d’amour avec le Christ et avec nos frères ; il s’agit d’un don, d’une grâce, d’un vrai bonheur. Travailler à la vigne du Seigneur est un chemin de vie, que nous empruntons avec les autres, que nous suivons avec nos énergies et nos lassitudes. Dieu connaît le cœur de l’homme, il sait ce dont il est capable, il connaît ses limites. Son Esprit-Saint nous a été donné lors de notre baptême, et confirmé à chaque Pentecôte : nous n’avons donc rien à craindre, mais à tout à espérer !

Saint Paul le dit dans la deuxième lecture : « ne soyez inquiets de rien, priez et suppliez, rendez grâce… Et la paix de Dieu gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus ! »

En ce week-end où 18 enfants font la première de leur communion, prions pour eux et pour leurs familles : qu’ils découvrent la joie simple et belle de travailler à la Vigne de Dieu ! Et que notre communauté paroissiale les accompagne, les guide, les soutienne ; comme le chante le psaume de ce jour : « Seigneur, que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés ! »

Frères et sœurs, retroussons nos manches et ouvrons nos cœurs : la vigne nous attend ! Amen.

 

Alain-Noël Gentil

 

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