Homélie du dimanche 29 mars 2020

 

Ce dimanche 29 mars, nous aurions dû vivre et partager en paroisse notre temps fort du carême… Comme j’aurais aimé être physiquement à vos côtés pour cette matinée de rencontre et de prière, frères et sœurs …

Que nous dit la Parole de Dieu pour nous réconforter ? Le prophète Ezékiel utilise des mots très forts : « Vous saurez que je suis le Seigneur ; je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez. Je vous donnerai le repos sur votre terre. » Oui, nous avons besoin de la présence de Dieu avec nous, en nous. Cette présence qui ne règle pas nos problèmes, nos soucis, nos souffrances d’un coup de baguette magique ; mais une présence qui apaise, réconforte, stimule des énergies toujours nouvelles !

Nous pouvons donc nous appuyer sur le Seigneur ; mais nous pouvons aussi compter sur les autres : dans l’Evangile, Jésus ne se rend pas immédiatement au chevet de son ami Lazare. Il connaît pourtant l’immense chagrin de Marthe et Marie ; mais il sait aussi qu’elles sont bien entourées par leurs amis et leurs proches, ce qui va leur permettre de tenir le coup. Et l’arrivée de Jésus va ensuite tout changer : le retour à la vie, à l’espérance, à la confiance !

Dans ce temps troublé qui est le nôtre, nous sommes appelés à vivre avec ces deux repères essentiels : nous appuyer sur le Seigneur grâce à la foi, nous soutenir les uns les autres par amour. Et la troisième vertu théologale, celle de l’espérance, vient colorier et habiter les deux premières ! Comme le dit l’apôtre Paul, l’Esprit de Dieu habite en nous : appuyons-nous sur cette présence lumineuse et vivifiante pour tenir le coup !

Les jours et semaines à venir seront encore compliqués, notamment pour tous ceux qui travaillent pour notre santé et notre vie quotidienne ; pour ceux qui sont confinés, notamment nos anciens et les personnes qui vivent en appartement. Mais nous allons tenir, grâce à la prière, au soutien mutuel, et à cette confiance en Dieu qui ne faiblira pas…

Soyez sûrs que votre prêtre porte avec vous vos peurs, vos tristesses, mais qu’il partage aussi vos simples joies et vos petits bonheurs.

Chaque jour qui passe nous rapproche des retrouvailles : en attendant, retrouvons-nous tous les jours dans la prière ! Que Dieu vous bénisse et qu’il affermisse vos cœurs !

 

Alain-Noël Gentil

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