Même si nous ne nous voyons plus physiquement, nous avons la chance et la grâce de rester en communion de prière chaque jour ! Cultivons bien cette fidélité…

Alain-Noël Gentil

Homélie du dimanche 22 mars 2020

 

Mes chers paroissiens,

Quel singulier carême nous vivons là ! Le confinement nous demande de ne pas nous rassembler : ni avec nos familles, ni avec nos amis, ni en paroisse pour célébrer ensemble la marche vers Pâques…

Il s’agit d’une vraie frustration, humaine et spirituelle. Mais il s’agit aussi d’un défi : comment notre foi va-t-elle nous aider à franchir ce cap ? Comment peut-elle soutenir notre prière quotidienne ? Comment peut-elle nous permettre de vivre la fraternité, la solidarité, autrement ?

Regardons et écoutons Jésus-Christ : il a vécu pleinement les petites joies, avec ses apôtres, ses disciples, ses amis. Il a supporté les difficultés, les tentations, les souffrances. Il est toujours resté en communion avec son Père, afin de trouver chaque jour les énergies nécessaires à l’annonce de l’Evangile.

Restons greffés à Jésus ! Demandons-lui de nous donner pleinement l’Esprit de courage, de confiance, de paix. Nous savons bien que ce soutien est précieux pour avancer et soutenir les autres. Demeurons fidèles à la prière et au service.

Dans l’Evangile de ce dimanche, Jésus rend la vue à un aveugle de naissance. Il montre ainsi aux foules incrédules qu’il est la LUMIERE DU MONDE ! Les yeux qui sont guéris ne sont pas seulement les yeux de chair ; mais il s’agit aussi des yeux du cœur, de l’espérance, de l’amour !

Cette semaine, malgré les lassitudes, les inquiétudes, laissons le Seigneur ouvrir ce qui est fermé, rassurer ce qui est troublé, renforcer ce qui est fragile.

Le confinement peut générer des tensions, de l’agressivité, des impatiences : demandons la grâce de la tempérance, du calme, de la modération. Et nous deviendrons davantage capables d’être attentifs aux autres, de penser à eux, et de leur montrer par de petits signes qu’ils sont importants à nos yeux !

Frères et sœurs, ne laissons pas le découragement nous envahir. Soyons fermes dans la foi ; tenons dans l’espérance ; aimons de toutes nos forces.

Dieu n’abandonnera jamais celles et ceux qui mettent leur confiance en Lui. Il saura nous apaiser et nous donner les forces dont nous avons besoin.

Et moi, simplement, pauvrement, je vous redis la fidélité de mon amitié et de ma prière, en attendant la JOIE de nous retrouver prochainement pour célébrer ensemble ! Que Dieu vous bénisse.

 

Alain-Noël Gentil

 

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