Homélie du dimanche 20 novembre 2020

« Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins », dit le Seigneur par la bouche du prophète Isaïe, dans la première lecture.

Effectivement, nous en avons la démonstration dans la page d’Evangile que je viens de vous partager. On peut dire que la parabole que Jésus propose à des disciples est déroutante : ceux qui ont travaillé une heure touchent autant que ceux qui ont bossé toute la journée ! N’y aurait-il pas de quoi faire descendre dans la rue quelques gilets jaunes ? Oui, décidément, les chemins et les pensées de Dieu ne sont pas toujours les nôtres !

Mais quel est le sens de cette parabole ? Le Seigneur nous rappelle simplement qu’il est bon avec tous les hommes : ceux qui travaillent fidèlement à sa vigne, et ceux qui s’y mettent sur le tard. Jésus nous invite à ne pas être jaloux, à changer de regard sur nos proches, même s’ils ne suivent pas les mêmes chemins que nous.

Le deuxième message que nous pouvons retenir se trouve dans la remarque des ouvriers qui se sont retrouvés sans travailler : « personne ne nous a embauchés… » Ils ont une part de responsabilité, puisqu’ils sont restés sans rien faire. Mais Jésus nous rappelle aussi que nous avons à « embaucher » pour la vigne du Seigneur, c’est-à-dire qu’il nous faut oser, proposer, appeler !

C’est ce que nous faisons en ce mois de septembre : nous invitons des personnes nouvelles à se mettre en route, à s’engager dans la vie de la paroisse, à la suite du Christ. Lorsque nous appelons au nom du Seigneur, nous sommes apôtres ; et les personnes qui sont touchées et répondent à l’appel deviennent disciples, amis de Jésus !

C’est aussi ce que nous dit l’apôtre Paul dans la deuxième lecture : tenir ensemble l’amour du Christ et l’attention aux autres. Surtout, ne pas opposer les deux ! Etre à l’écoute de l’Evangile nous permet d’être davantage à l’écoute de nos frères…

Comme le dit le psaume de ce jour, « invoquons le Seigneur en vérité, puisqu’il est proche ! » Soyons les fidèles intendants de la vigne, et nous porterons du fruit, à l’image de ces grappes de raisin que nous présenterons tout à l’heure à l’offertoire, avec le pain et le vin.

Dieu nous appelle, Dieu nous envoie ! Il compte sur chacun de nous, Il nous fait confiance pour être ses témoins d’aujourd’hui : quel défi, quel bonheur ! Alors, en Eglise, en paroisse, n’ayons pas peur et allons-y ! Amen.

 

Alain-Noël Gentil

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