Homélie du dimanche 2 août 2020

 

Jésus vient d’apprendre la mort tragique et violente de son cousin Jean le Baptiste. Il est terriblement affecté par cette nouvelle, et il a besoin de prendre un moment de calme, d’isolement, de prière. Il se retire donc dans un endroit désert pour se recueillir. Mais voilà que les foules, qui ont faim et soif de Dieu, suivent le Christ sans lui laisser de répit. Ces hommes et ces femmes sont en quête de sens pour leur vie et leur foi, et ils ressentent au plus profond d’eux-mêmes que Jésus peut apporter du bon et du beau à leurs existences !

Le Seigneur, comme souvent, se laisse toucher par cet élan de confiance : il est saisi de compassion, et opère des guérisons. Guérisons des corps, des cœurs, des âmes. Mais le soir approche et il faut prendre soin de la foule jusqu’au bout ! De quoi dispose-t-on ? Seulement 5 pains et 2 poissons ? Qu’importe ! Car Dieu peut rassasier et combler…

Les disciples vont être mis à contribution. Sans trop savoir ce qui va se passer, ils osent la confiance absolue et appliquent les ordres de Jésus. Le Seigneur se sert de la matière première mise à sa disposition. Au désert, dans l’épisode des tentations, il avait refusé le miracle vain et superflu. Cette fois-ci, c’est différent. Car le signe est offert au plus grand nombre, afin que les personnes présentes entament un chemin de foi. Jésus utilise le peu qui est présenté pour réaliser ce signe. Un peu comme dans nos vies, lorsque nous offrons ce que nous avons et que Dieu s’en sert pour le meilleur !

Et la prophétie d’Isaïe, que nous avons entendue dans la première lecture, va se réaliser : vous tous qui avez soif ou faim, venez vous désaltérer et vous nourrir, même sans argent, sans rien dépenser !

Dieu fait alliance avec son peuple, et le comble de ses bienfaits, comme nous le rappelle le psaume de ce jour. Nous répondons à cet amour inconditionnel par notre foi et notre adhésion personnelle et communautaire. Et nous partageons ainsi la certitude de l’apôtre Paul qui affirme que rien ni personnes ne saurait nous séparer de l’amour de Dieu…

Alors, frères et sœurs, essayons cette semaine de nous laisser nourrir par le Christ : sa présence, son pardon, sa Parole, sa vie. Et soyons pour nos frères les messagers de la Bonne Nouvelle : à leur écoute, nous pourrons alors les aider à découvrir ce que Dieu peut apporter à leur vie. Donnons-leur nous-mêmes à manger ! Soyons attentifs à leurs soifs et à leurs faims !

Et le Seigneur agira avec nous, en nous, par nous ! Notre joie sera immense de partager le pain de l’amitié, de la compassion et de la foi ! Amen.

 

Alain-Noël Gentil

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