Homélie du dimanche 18 août 2019

Homélie du dimanche 18 août 2019

(Jérémie 38,4-10 ; Psaume 39 ; Hébreux 12, 1-4 ; Luc 12, 49-53)

 

            Bon… Y a-t-il, parmi vous, des fils et des pères, des belles filles et des belles mères qui se sont déjà « engueulé » au nom de leur foi ?

Frères et sœurs, la page d’Evangile que je viens de vous lire peut nous déstabiliser ! Comment ? Jésus affirme qu’il n’est pas venu mettre la paix sur la terre, mais plutôt la division ?

Ca ne semble pas coller du tout avec le reste de l’Evangile… Par exemple, lorsque le Seigneur ressuscité dit à ses apôtres encore tremblants et dans le doute : « la paix soit avec vous ». Ou encore lorsqu’il affirme : je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ». Mais souvenons-nous de la suite : « ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne ! »

Autrement dit, le Christ souhaite profondément que nous vivions en paix les uns avec les autres. Mais il sait aussi que sa personne, son message, sa vie vont déranger : tout le monde ne croira pas en lui, le Fils de Dieu ; tout le monde ne croira pas à sa résurrection d’entre les morts. Jésus constate qu’en son nom, des personnes qui pourtant sont très proches pourront se diviser. Nous en faisons parfois l’expérience en famille, au travail, avec nos amis.

Croire en Jésus-Christ, cela engage tout entier, et nous sommes souvent passionnés par cette foi incroyable qui nourrit nos existences et féconde nos cœurs. Du coup, lorsqu’autour de nous des personnes n’adhèrent pas à cette folle espérance, nous sommes un peu perdus, tristes, contrariés. Nous risquons alors de nous replier sur nous -même, d’avoir des paroles blessantes ou qui jugent. Et les autres peuvent également nous faire mal s’ils ne comprennent pas, n’acceptent pas notre foi et notre attachement au Christ !

L’auteur de la lettre aux Hébreux, dans la deuxième lecture, nous appelle à ne pas être « accablés par le découragement ». Il nous propose l’endurance, il nous invite à garder les yeux fixés sur Jésus.

Mais n’oublions pas la prière et la bienveillance, qui nous permettront de faire grandir notre foi tout en respectant les opinions, les convictions des autres.

Jésus veut la paix pour nos familles, et l’ensemble de nos relations humaines. Prions pour cette paix, cette fraternité, et le nécessaire dialogue qui permet d’avancer et de se comprendre. Et si parfois nous sommes divisés, osons l’écoute, le respect et le pardon. La meilleure manière de témoigner de notre foi au quotidien n’est-elle pas de proposer sans imposer ? D’être audacieux sans être méprisant ? De vivre l’Evangile comme un chemin de bonheur et de liberté ? Que l’Esprit-Saint nous soutienne et nous éclaire ! Amen.

Alain-Noël Gentil

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