Logo homélies

Homélie du dimanche

17 JANVIER 2021

– « Maître, où demeures-tu ? »
– « Venez, et vous verrez ! »

Ce dialogue entre Jésus et ses disciples peut nous toucher en profondeur ; car nous aussi, nous cherchons à mieux connaître Jésus, à l’aimer, à nous inspirer de ce qu’il est. Nous aussi, nous désirons savoir « où il demeure », c’est-à-dire découvrir chaque jour davantage la Bonne Nouvelle de Dieu fait homme.

La réponse de Jésus est un appel à nous mettre en mouvement : « venez, et vous verrez… » Pour comprendre qui est le Christ, il est nécessaire de nous déplacer, de partir à sa rencontre, de devenir des chercheurs de Dieu ! Et alors nous pouvons « voir », contempler. Et ce que nous voyons de Jésus-Christ nous permet alors de poser un autre regard sur nos frères ; nos yeux, les yeux de nos cœurs sont éclairés, transformés par la lumière du Seigneur !

Le jeune Samuel, lui, décide d’ouvrir ses oreilles : « parle, Seigneur, ton serviteur écoute… ». Entendre l’appel de Dieu est complémentaire du regard auquel Jésus nous appelle dans l’Evangile. Tous nos sens sont en éveil pour déceler ce que le Seigneur nous propose.

C’est ce que nous dit avec ses mots l’apôtre Paul, dans la deuxième lecture : « nos corps sont les membres du Christ, ils sont les temples de l’Esprit-Saint ». Nos yeux, nos oreilles, nos paroles, nos cœurs sont les vecteurs de la grâce de Dieu qui agit en nous et en tout homme.

Voilà de belles pistes pour les jours qui viennent : comment vais-je poser mon regard sur mes frères ? Comment serai-je à l’écoute, particulièrement des personnes en difficulté ? Quelles sont les paroles que je vais prononcer, pour encourager, remettre debout, pardonner ?

Jésus nous montre l’exemple, par ses attitudes et par sa vie donnée. A sa suite, et en nous appuyant sur sa présence, nous pouvons nous aussi offrir le meilleur de ce que nous sommes !

Que notre prière, que cette eucharistie, que la fraternité que nous vivons nous permettent d’être ces chrétiens heureux, simples et disponibles. Malgré les incertitudes, les peurs ou les fatigues, la Bonne Nouvelle nous réveille et nous réchauffe. Au début de la semaine mondiale de prière pour l’unité des chrétiens, soyons artisans de paix, de communion. Faisons nôtre la prière du Christ : « Père, qu’ils soient un comme toi et moi nous sommes un ! » Osons la rencontre avec celui ou celle qui ne pense pas, qui ne croit pas comme nous. Accueillons ses richesses, ses talents, son humanité. Et la grâce de Dieu fera le reste !
Amen.

Alain-Noël Gentil

Articles associés