Homélie du dimanche 14 juin 2020

Fête du Saint Sacrement

 

Frères et sœurs, la fête du Saint Sacrement nous permet de faire le point sur notre relation à l’eucharistie, au Christ ressuscité, et aux autres !

Car le fait de communier est un cadeau, une grâce. Et cette communion nous rapproche du Seigneur et de nos frères et sœurs : pas seulement ceux qui croient, mais aussi tous les habitants du monde, avec leurs différences spirituelles ou culturelles…

Etre en communion c’est se sentir proche de Jésus et des autres, dans l’unité et la diversité qui sont autant de richesses. Etre en communion, c’est oser le partage de la prière et de la fraternité. C’est ce que nous rappelle l’apôtre Paul dans la deuxième lecture : « la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain. »

Dans l’Evangile, Jésus évoque sa chair et son sang : c’est un Mystère d’amour qui ne peut se comprendre que si nous nous rappelons que le Christ est mort et ressuscité ! La chair et le sang, c’est ce qui est vital, ce qui a du prix, ce qui nous constitue femmes et hommes. Lorsque nous communions au Corps et au Sang du Christ, nous accueillons pleinement la vie de Dieu, qui fait de nous des vivants dans le monde.

Déjà, dans l’Ancien Testament, Dieu nourrissait son peuple par la parole des prophètes, comme le dit Moïse : « l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur ».

Communier, c’est être en relation : avec nous- même, avec les autres, avec Jésus-Christ. C’est comprendre que nous ne sommes pas isolés sur notre chemin de vie ; nous sommes accompagnés, guidés, soutenus par le Seigneur et par ceux dont nous partageons la vie.

Communier, c’est faire l’expérience que chacun de nous est unique, infiniment aimé de Dieu, et appelé à prendre soin des autres, à commencer par les plus fragiles, les plus démunis.

Alors que cette eucharistie nous nourrisse en profondeur : grâce au pardon, à la Parole du Seigneur, à notre vie fraternelle, à notre prière. Et grâce au Christ qui se donne pour refaire nos forces, notre joie, notre espérance ! Nous porterons alors ces fruits d’amour dont le monde a tant besoin ! Amen.

 

Alain-Noël Gentil

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